2017 : Le bilan

En 2017, j’ai rédigé un seul article en septembre dernier. Et franchement, il y avait mieux comme sujets à traiter ;  mais je n’ai jamais eu le temps ni la motivation d’écrire plus.

L’année 2017 se termine donc avec un bilan médiocre pour ce blog, mais sur le plan privé, énormément de choses se sont produites. Et même à l’échelle du monde, les choses changent à grande vitesse.

Côté professionnel

Contrairement à 2016, 2017 a été pour moi l’année de l’amitié. J’ai fait des découvertes extraordinaires là où je m’y attendais le moins : au boulot. Après une année 2016 particulièrement solitaire, j’ai redécouvert ce plaisir plutôt estudiantin de rencontrer des gens nouveaux. Des collègues certes, mais aussi des amis avec qui l’on partage le dur comme le beau, rendant les journées fastidieuses et le stress quotidien beaucoup plus supportable.

J’appréhendais cet aspect là de la « vie d’adulte », tant le milieu professionnel n’est généralement pas propice à ce genre de relations (contrairement aux idées répandues dans les séries télévisées).

Mais il faut bien croire que je suis tombé sur la perle rare. Il est si réconfortant de se rendre compte qu’on aime son travail. « Malgré tout ». A l’école, nous avions un professeur de RH qui nous mettait en garde. Pour lui, la rémunération ne devait pas être le seul critère dans la carrière professionnelle, ni même le plus grand critère. Evidemment, on ne le croyait pas. On se disait tous qu’à partir d’un certain salaire X qu’on jugeait arbitrairement confortable, on était prêt à tout endurer. On était des crétins.

D’une part, ce salaire X ne sera jamais suffisant. Même un salaire à cinq chiffres par mois ne suffit pas à celui qui vit au-dessus de ses moyens. La vraie question à se poser, c’est où voulons-nous passer nos journées ? L’âge de la retraite est passé à 63 ans dans le secteur public et le secteur privé devrait suivre sous peu. Il n’est pas difficile d’imaginer que notre génération ne sortira à la retraite qu’à 70 ans au minimum. Alors comment voulons-nous passer nos plus belles années ? Comment comptons-nous passer la moitié de notre vie ?

Voulons-nous passer ces années d’or sous un boss bête et méchant, aux méthodes archaïques et au comportement patriarcal ? Ou voulons-nous travailler dans des ambiances conviviales et chaleureuses ? Combien sommes-nous prêts à sacrifier pour obtenir cette balance entre la rémunération et les conditions de travail ? Et quid des malchanceux qui n’ont ni l’une ni les autres ?

Je ne sais pas, je suis peut-être redevenu candide à 26 ans. Il est peut-être trop tôt pour juger. Peut-être que dans un an je me relirai et me traiterai de crétin brain-washé par le capitalisme. Mais je ne dis pas qu’il n’y a pas des jours où j’ai envie de jeter l’éponge, des jours où j’ai juste envie de ne pas revenir le lendemain. Il y a eu des jours difficiles, mais il n’y a aucune épreuve insurmontable et la preuve est que je suis ici pour en parler ce soir.

Un partenaire

Mes proches n’arrêtent pas de me demander quand vais-je enfin me « ranger ». Comme si j’étais une sorte de Casanova libertin qui refusait de grandir ou d’assumer des responsabilités. Je souris.

Peu de gens savent qu’en réalité, j’ai failli y passer aussi. Je dis « aussi », parce que mes amis et ex-camarades d’école continuent à se passer la corde au cou l’un après l’autre à un rythme effrayant et certains de mon âge ou moins attendent déjà des bambins.

J’ai cru trouver l’âme soeur. Mais le père de mon âme soeur ne m’a pas trouvé à son goût. C’est comme ça, encore, dans le Maroc de 2017. Si on n’est pas de la bonne ethnie, si on n’a pas le bon Cumul Créditeur auprès de sa banque, on ne peut pas acheter une femme, euh, je veux dire en épouser.

Je suis amer, de ce côté là, et peut-être que je généralise trop ma propre histoire. Peut-être qu’une image n’est pas aussi sombre que ne veut l’admettre un aveugle. Mais le fait est qu’il ne suffit pas de dire à l’aveugle que l’image n’est pas sombre. Il ne vous comprend pas et il s’en fiche un peu de comment vous voyez cette image. Pour lui, elle restera sombre.

Réussite

Sans trop m’apitoyer sur mon sort, je peux admettre qu’en 2017 j’ai réalisé des choses extraordinaires pour moi.

Le but ici n’est pas de les énumérer, mais de dire que je suis globalement satisfait de tous les aspects de ma vie. Je suis fier de ce que je suis, je suis fier de ce que je fais, je suis satisfait de mes réalisations. Y a t-il moyen de faire mieux ? Toujours. Mais l’heure n’est pas à l’autoflagellation, nous avons mérité une pause. L’heure est à l’appréciation.

2017 m’a apporté plus que je ne m’étais promis. Comme disent les anglophones everything is falling into place. Alors on va continuer sur le même rythme, continuer à nous entourer des mêmes personnes qui nous motivent à donner le meilleur de nous-même, et peut-être qu’on va y arriver, au final.

Bonne année 2018.

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