La femme est l’avenir de la femme

femme : ange ou démon ?

« La femme est l’égale de l’homme », dit le slogan. Le fait que les femmes souffrent de déni d’humanité dans le monde entier est une résultante de plusieurs facteurs. D’aucuns considèrent que la femme est l’auxiliaire de vie d’un autre homme, forcément. C’est ainsi que l’on élève nos filles à la satisfaction d’un futur potentiel partenaire de vie. Cette demi-vie que l’on propose à la moitié de la population de notre planète n’est pas juste.

Dans nos belles contrées sous-développées, c’est pire. D’abord, la femme est non seulement un sous-homme, mais en plus elle incarne le danger constant. Ensuite, elle est un danger pour son père et son frère, parce qu’elle peut les déshonorer. Enfin, elle l’est aussi pour son mari, puisque naturellement elle peut le tromper et salir son nom (et jamais l’inverse, bien sûr).

Bizarrement, la femme est un danger pour tout homme dans la rue puisqu’elle séduit et empoisonne son esprit. Ironiquement, la femme est aussi un danger pour les autres femmes, voilà pourquoi toutes les femmes se chargent de s’entre-surveiller et marginaliser celles qui sortent des schémas fixés.

Les religions ont trouvé des solutions à la dangerosité des femmes : confinement à la maison, couverture intégrale des parties radioactives, éducation et préparation à la vie au foyer. Même dans les milieux les plus « évolués », même lorsque la femme perce dans l’entreprise, elle est un jour ou l’autre rappelée à sa condition de femme. Son horloge biologique la pressant de rentrer dans le rang, de laisser tomber ses ambitions de grandeur, de hiérarchie et de succès pour la seule mission divine qu’on lui reconnaisse : donner la vie et élever les enfants. (et occasionnellement faire la vaisselle)

La femme indépendante et ambitieuse est généralement vue comme une « mauvaise » maman. Comme si cette responsabilité lui incombait d’office. Evidemment, la nature lui a fait ce cadeau. Et l’homme ne s’en est jamais plaint. Nous éduquons nos filles à la faiblesse, à la dépendance et nous les aliénons à devenir des sous-hommes. Mais au nom de quoi exactement ?

Notre religion, l’Islam, est critiquée dans le monde entier pour ne pas être égalitaire. Et à vrai dire, peu de religions le sont. Pourtant, la majorité des interdits religieux sont applicables tant aux hommes qu’aux femmes. L’interdiction de la fornication pré-mariage concerne les deux sexes. La condamnation de l’adultère concerne les deux sexes. Or, quand on se penche sur l’application de ces prescriptions, on se rend compte immédiatement que pour les unes c’est très graves et pour les autres… beaucoup moins.

Nous avons tendance à envisager la femme comme un bien commun familial. Cela part d’une bonne intention : la femme est fragile, il faut la protéger des autres et d’elle-même. Et pour la protéger, on l’élève à la faiblesse, on la condamne à la médiocrité, on l’éloigne de tout ce qui peut l’informer et la préparer à la dangerosité du monde.

La femme est chez nous une mineure à vie, qui passe de la responsabilité de son père/tuteur à la responsabilité de son mari, nouveau tuteur. C’est un enfant qui ne grandit jamais. Source de méfiance, source de problème et son vagin en devient une obsession familiale. Le vrai bijou de famille.

La religion a très peu à voir avec tout cela. C’est principalement culturel. Nos rues regorgent de dépravés qui soudainement se transforment en Frère Musulman quand il s’agit de jouer au policier avec leurs sœurs. Evidemment, certains préceptes religieux sont plus faciles à faire respecter que d’autres, surtout quand il s’agit de les faire respecter AUX autres.

Ce qui m’inquiète le plus dans tout cela c’est les millions de femmes qu’on a réussi à aliéner dans ce délire. Qui pensent que c’est « normal » d’être considérée à peine comme une femelle, destinée à être engrossée. Des millions de femmes pour qui le but ultime dans la vie est de trouver un homme. Qui pour achever ce but là traversent des souffrances dites et non dites qui ne devraient pas avoir lieu.

Custom-Cute-font-b-Strong-b-font-font-b-Woman-b-font-Nice-Stylish-Classic-HomeLes hommes ont gagné. La révolution agricole a envoyé les hommes dans les champs et les femmes dans les maisons. Cela dit, plus personne ne chasse le bison pour se nourrir ! Une organisation sociale datant de la pré-histoire n’a plus lieu d’être.

Élevez vos filles à être des femmes fortes, des femmes qui rêvent pour elles-mêmes, qui veulent construire, qui veulent accomplir. Encouragez-les à devenir des guerrières dans un monde de brutes et de connards. Enseignez-leur à ne pas devenir des Barbies médiocres, futiles, artificielles et limitées. Permettez à vos filles de devenir des Hommes, et elles seront le plus grand atout de ce pays. Elles pousseront le progrès plus loin que jamais, et elles se transformeront en mères informées, sensibles et fortes.

Un commentaire


  1. Merci, merci pour cet article qui m’a beaucoup touché. J’étais dans une phase de déprime féminine où je tente par tous les moyens de m’en sortir. Mais tes mots, m’ont redonné espoir sur l’avenir et les conditions de la femme. Je relirai sans doute ton post de temps en temps.

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