Séjour à Kuala Lumpur : quelques conseils

J’ai récemment effectué un court séjour à Kuala Lumpur. La Malaisie connaît un boom économique important et « KL », pour les intimes, est l’une des métropoles asiatiques à connaître le plus fort développement et sa croissance économique se ressent.

La ville vit le jour au rythme d’un réseau de transports publics dense et de bonne facture, le soir elle est le théâtre d’une vie nocturne animée.

C’est un carrefour régional où différentes ethnies et autant de religions et croyances cohabitent paisiblement et avancent ensemble dans le seul but de réaliser la prospérité collective.

C’est en ce sens que Kuala est un modèle international à suivre.

Si vous vous rendez à KL pour vos prochaines vacances, voici des éléments à garder à l’esprit.

1. Manger local

La cuisine malaisienne est saine, riche et variée (et halal !). Evitez les chaînes internationales et les fast food autant que possible, je vous déconseille les formules hôtelières et différentes pensions complètes. Je vous invite vivement à oser sortir, arpenter les rues et essayer les différents restaurants et bars locaux.

Etant un carrefour culturel également, vous retrouverez à Kuala Lumpur des cuisines asiatiques différentes et pour tous les goûts. Spécialités thaïlandaises, chinoises, persanes et évidemment des restaurants gastronomiques occidentaux locaux.

2. Prenez la voie ferrée

Les taxis à Kuala Lumpur sont intéressants, à condition d’en trouver un. Le trafic routier est très dense et vous perdrez beaucoup de temps dans les embouteillages. Aussi, peu de taxis utilisent les compteurs et au final le prix de la course se négocie… Ce qui sent l’arnaque pour le touriste qui n’est pas au fait des prix pratiqués.

Ce que je vous conseille c’est d’oser la voie ferrée. Tramways aériens, métros automatiques, trains régionaux et monorails ceinturent la ville il est difficile de ne pas trouver une station proche de l’endroit que vous où vous souhaitez vous rendre. Et même dans le cas contraire, vous trouverez un certainement un bus pour continuer les kilomètres restants.

C’est aussi beaucoup moins cher que le taxi et le tarif du ticket (unique) est relatif à la distance à parcourir (comme le train chez nous).

3. Les pièges de l’aéroport

Si vous atterrissez à l’aéroport international de Kuala Lumpur, il faut savoir qu’il est situé à une cinquantaine de kilomètres du centre-ville, un peu comme l’aéroport Mohamed V et Casablanca.

Pour se rendre en ville, la première option est de prendre un taxi, et à ce moment-là vous vous débrouillez pour en trouver et vous négociez le prix de la course.

La seconde option consiste à utiliser le service taxi de l’aéroport et à ce moment-là le tarif n’est pas négociable, mais vous êtes assuré d’avoir votre taxi.

La meilleure solution (et la moins chère) est de prendre le… TGV ! Il existe une ligne spéciale qui relie l’aéroport au centre ville en une trentaine de minutes à peine. Vous arrivez dans une gare centrale où vous pourrez prendre votre correspondance pour aller partout ailleurs dans la ville ou dans le pays.

Enfin, si vous souhaitez changer vos devises à l’aéroport… Ne le faites pas. Les courts sont sous-estimés par rapport à n’importe quel autre bureau de change en ville. Contentez vous de convertir le strict minimum à l’aéroport.

4. Les bureaux de change

Les bureaux de change seront votre passage obligatoire pour convertir vos devises en monnaie locale. Mais faites attention, ici aussi tout se négocie, n’hésitez pas à demander un taux plus favorable si vous convertissez une grosse somme à la fois. N’hésitez donc pas à prévoir votre budget à l’avance et tout convertir en une seule fois pour bénéficier du meilleur taux de change possible.

Evitez aussi les bureaux de change suspects ou dans des zones délabrés, ils ont tendance à chercher le plus à vous arnaquer. Et ne soyez pas surpris si on convertit vos devises à un taux moindre que celui affiché sur le tableau… Vous avez été prévenu !

5. Le client n’est pas Roi

En Asie en général, ne vous attendez pas à être chouchouté au restaurant ou chez l’épicier du coin. Prenez ce dont vous avez besoin, payez et quittez. Si vous êtes trop hésitant ou même si vous trainez trop dans les locaux, ne vous étonnez pas si l’on vous jette des regards suspects ou si on vous accueille avec une mine fermée à la caisse.

6. Observez les règles locales

La Malaisie n’est pas un état policier, mais tout est réglementé dans la vie du Malaisien. Si vous pensez que vous pouvez fumer n’importe où du moment que vous êtes dans la rue, repensez-y à deux fois, peut-être que ce côté du trottoir est fumeur et que l’autre ne l’est pas. Il est interdit de manifester des signes visibles « d’affection », il est par exemple strictement interdit de se tenir la main dans les gares. Et d’autres exemples. Bref, ayez toujours un oeil sur les signes placardés un peu partout et qui vous disent quoi faire et quoi éviter dans chaque zone.

7. N’hésitez pas à demander

Si vous êtes perdu, si vous ne savez pas où aller, n’hésitez pas à vous rendre aux nombreux points d’information dans les gares et les zones touristiques où l’on vous renseignera avec plaisir.

Mais au-delà de ça, les Malaysiens sont très serviables et n’hésiteront pas à vous donner tout le temps nécessaire pour vous guider. Armez-vous juste de votre anglais.

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